
On somatise à fond !
C’était à prévoir : une semaine de stress et de grosses contrariétés, et ça y est, on tombe comme des mouches !
Et le processus suit une logique implacable.
Après les crises d’hystérie d’Ingrid, puis la résolution des problèmes du jeune couple, nous commençons par être abattus.
Dimanche, donc, nous étions abattus, fatigués, mais alors, fatigués, vous ne pouvez pas savoir !
Lundi, non seulement nous sommes fatigués, mais en outre, nous voilà révoltés et écoeurés.
Mardi, Jicé a un abcès dentaire « débutant » et moi un début de rhinopharyngite.
Cette nuit, voilà que je me réveille, quasiment à bout de souffle, tant mon nez était bouché et ma gorge serrée.
Obligée donc de me lever et d’ingurgiter les médocs appropriés !
Et lorsque je me recouche et que je me rendors, des cauchemars épouvantables m’assaillent !
Au lever…Nous ne sommes vraiment pas beaux à voir :
Jicé a une joue tellement enflée qu’on dirait qu’il y garde une pomme…
Quant à moi, mon p’tit nez a doublé de volume.
Franchement, si on était à marier, on n’aurait guère de succès !
C’est un peu comme si, pour nous empêcher de piquer une très très grosse colère, notre organisme détournait notre attention sur les bobos qu’il inflige à nos corps.
En tous cas, pour ma psy, chaque fois que je tombe malade, c’est à la suite d’une grosse contrariété.
Et elle m’a conseillé de me fâcher, justement pour ne pas somatiser !
Pas facile ici, car si je me fâchais à la mesure des événements produits, ma fille serait un peu dans la m….., et ma délicieuse petite fille aussi ; je suis donc un peu coincée.
C’est donc, une fois de plus, mon pauvre nez (le malheureux, lui qui n’a rien fait à personne) qui trinque et souffre.
Il enfle et se mouche à la mesure de la colère qui est montée en moi.
Donc, si je veux espérer un mieux, je n’ai plus qu’à faire une séance d’autohypnose, et aussi un petit Yoga …
Le problème est que pour y parvenir, il me faudrait être Zen, et je ne suis pas zen du tout, mais alors, pas du tout, et Jicé non plus.
Déjà , nous avons pris une grande décision :
Comme « pour vivre heureux, vivons cachés », nous passerons les fêtes de Noël, tous les deux, dans la nature sauvage de Pénestin…
C’est décidé !
Rien que nous deux, et loin des « autres »
Nous avons sorti désormais notre parapluie contre les vilaines pluies des déplaisirs familiaux !
En attendant, à la Casbah, c’est un peu languissant comme rythme : fatigue, fatigue…
Allez, je fais ma Scarlett :
« Demain est un autre jour ! »
Bonne matinée
Félinement vôtre ;=))))
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